December 5, 2003  
PROJET DE PANNEAUX PUBLICITAIRES, CHELSEA, NEW YORK

DES PANNEAUX PUBLICITAIRES CHARGÉS DE MESSAGES PROVOCATEURS FLEURISSENT DANS LE CIEL NEW YORKAIS

New York, NY – S'il vous arrive de vous promener dans les rues glacées de Chelsea (ou, pour être plus précis, sur les 24ème, 25ème et 26ème rues et le long de la 10ème avenue), vous pourrez vous réchauffer avec le message, certes troublant, de l'artiste né à Paris Patrick Mimran : "Sorry, I'm in India "(soit, "Désolé, je suis en Inde "). Ses panneaux publicitaires ornent en effet le quartier new yorkais depuis février 2001 et comptent de nombreux adages pleins de bon sens du type « Don’t hate what you prefer "(" Ne hais pas ce que tu préfères ") ou des expressions plus ironiques comme « Art is everywhere, but not in everything "(" L'Art est partout mais pas dans tout ») ou encore "Sometimes dealers are starving too "(" Parfois, les revendeurs aussi meurent de faim "), dont l'objectif est d'instaurer le dialogue chez tous ceux qui posent leur regard sur ces affiches. Pour Mimran, ces dernières années ont vu se réduire les débats d'idées culturelles dans le milieu de la critique. C'est d'ailleurs pour tenter de relancer la discussion et d'inviter le public à s'exprimer que l'artiste a mis sur pied son projet de panneaux publicitaires à Chelsea.

Bien que les affiches publicitaires fassent depuis longtemps partie du paysage urbain, ne vous attendez pas à croiser celles de Mimran le long des autoroutes new yorkaises. En effet, l'artiste cherche avant tout à attirer l'attention de la communauté artistique. Ainsi, pour stimuler toujours plus l'intellect de son public, Mimran lui offre tous les mois de nouveaux panneaux tous plus insolites les uns que les autres. "The less inspired we are the more we think ", "Art has no God » et « Intellectual revolution = retinal submission » (respectivement "L'inspiration tue la pensée ", "L'art est athée "et "Révolution intellectuelle = soumission rétinienne ") ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres susceptibles de nous faire lever un sourcil interrogateur. Mimran espère que d'ici quelques années, son projet aura eu suffisamment d'impact pour revitaliser le sens et les notions de l'art à New York et dans les grandes villes européennes comme Venise et Londres, où ses panneaux fleurissent également.

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